Ce que le jeu a dans le ventre

Soyons honnêtes : quand j'ai vu "RPG français indé" je m'attendais à quelque chose de sympa mais un peu fragile. J'avais tort. Clair Obscur: Expedition 33 c'est une claque visuelle dès la première cutscene - un univers Belle Époque fantastique où une entité appelée la Peintre efface chaque année une tranche d'âge de la population. Le concept seul mérite qu'on s'arrête dessus.

Les combats mélangent tour par tour classique et actions en temps réel - tu dois esquiver ou parer au bon moment, comme dans un action-RPG. Résultat : même les combats lambda gardent une tension. Pas le genre de jeu où tu peux regarder ta série en même temps.

Pour qui ça vaut les 40€

Si tu aimes les Final Fantasy ancienne génération, Persona ou Octopath Traveler, fonce. L'écriture est soignée, les personnages ont de la profondeur, et la direction artistique est franchement impressionnante pour un studio qui sortait de nulle part il y a encore deux ans.

Par contre, si les RPGs un peu exigeants te fatiguent ou que t'as horreur de rater tes parades, ce sera peut-être frustrant. Le jeu ne te mâche pas le travail.

Ma réserve honnête

La durée de vie oscille autour de 40-50 heures, ce qui est correct, mais certains donjons tirent un peu en longueur vers le milieu. Rien de rédhibitoire, mais ça mérite d'être dit.

À 39,98€ sur PS5, c'est clairement le bon prix pour ce que le jeu propose. La communauté Dealabs ne s'y est pas trompée.